« Touchons les coeurs et soyons fiers de nos émotions, car je suis sûre que le slam, c’est la plus belle des religions. »

Tatie Ô

Qui est  Tatie Ô ?

La passion du slam

Slameuse, originaire de la banlieue parisienne, Tatie Ô vit dans le secteur de La Rochelle depuis 10 ans.

Enseignante pendant 5 années, dans le cadre de son « début de carrière » et travailleuse sociale pendant une dizaine d’années, Tatie Ô vient de signer une rupture conventionnelle avec son employeur qui a pris effet le 21 juin 2021….si ça c’est pas un signe 😉 !

Depuis 8 ans, elle anime des scènes et des ateliers slam auprès de tous publics, avec une forte volonté de transmettre sa discipline artistique afin d’amener les individus et les groupes à se libérer par la parole.

“ Il y en a plein qui diront que je suis folle, mais grâce au slam, moi, je m’envole. ”

– Tatie Ô –

Quelques infos sur Tatie Ô

Tatie Ô

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À dix ans, élève à l’école Lucien Dauzié, de Champs / Marne (77), Tatie Ô crée, pour ses camarades de classe, l’émission de radio : “Audrey bic” sur des cassettes audio !

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À vingt ans, alors aide-éducatrice au Collège « Le Luzard », à Noisiel (77), Tatie Ô crée, avec des élèves, un collectif de réalisation de vidéos « humoristiques »…

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À la « trentaine », en arrivant à La Rochelle, Tatie Ô commence le théâtre d’improvisation (avec la compagnie « Impro & Co »), puis le théâtre classique (avec la compagnie « La Valise de Poche », dirigée par Maud Glomot), et elle se produit ainsi sur scène, notamment dans la pièce « Hôtel des égarés ».

Parallèlement, elle fonde, avec l’aide de « joyeux troubadours », le mouvement « Slam & Merveilles », à La Rochelle, en mai 2013.

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À quarante ans, après avoir longtemps tergiversé et fait le deuil d’une aventure « collective », elle se lance en « solo » en montant son entreprise d’animation d’ateliers slam…

Il était temps… 😉

Le slam selon Tatie Ô

Une expérience associative

Une expérience associative

Tatie Ô est co-fondatrice de l’association Slam & Merveilles LR, créée le 12 avril 2015.

Elle a beaucoup œuvré pour Slam & Merveilles LR, en tant que Présidente, en animant des scènes slam régulières dans différents bars de La Rochelle, mais aussi de nombreux ateliers slam, en partenariat avec le centre social et culturel Christiane Faure notamment.

Elle a aussi travaillé (et travaille encore) en partenariat avec le Musée du Nouveau Monde de La Rochelle, en organisant des « Attentats Verbaux » et des ateliers slam en lien avec les œuvres du Musée, sur la thématique de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par le biais de l’histoire du Commerce des esclaves. D’ailleurs, pour l’année 2021, les élèves de 4ème D du Collège André Malraux à Châtelaillon ont reçu le premier prix du civisme pour la jeunesse dans le cadre de leur implication sur le projet « Slam au Musée ».

N’aimant pas vraiment la « compétition », et le format « tournoi » dans le Slam, elle a quand même créé et organisé un tournoi de poésie : “Le Slam RoChelem!” le 10 juin 2017. Un événement qui a rassemblé des slameuses et des slameurs de toute la France.

Elle a été, de 2018 à 2021, Administratrice, référente de la Zone 05 au sein de la Ligue Slam de France.

Elle est toujours adhérente au sein de La Ligue Slam de France.

Elle a notamment rejoint l’équipe du « QDCF », portée par Neobled.

Une dimension socio-éducative

Une dimension socio-éducative

Tatie Ô bénéficie de la labellisation « Slam_à_L’école ».

Depuis plusieurs années maintenant, elle organise des ateliers slam tous publics, avec pédagogie et sensibilité.

En décembre 2017, elle a obtenu un diplôme de Niveau I : le diplôme de « Manager d’Organismes à Vocation Sociale et Culturelle ». Dans ce cadre, elle a réalisé un Mémoire qui a pour titre : « Le rôle du Slam dans l’éducation populaire : entre pratique artistique fédératrice et outil d’accompagnement social et d’émancipation ».

Ainsi, au-delà de sa mission première en terme de pédagogie : la transmission de la pratique artistique, Tatie Ô reconnaît et revendique les effets bien souvent « salvateurs » induits par le Slam (libération de la parole, exutoire, amélioration de l’estime de soi, de la confiance en soi, amélioration de son rapport à l’autre etc…).

Et, un certain nombre des ateliers proposés par Tatie Ô, sont l’occasion de sensibiliser la jeunesse, aux droits de l’Homme (en partenariat avec le Musée du Nouveau Monde) et à la notion de « consentement » dans les relations affectives (en partenariat avec le service santé de la ville de La Rochelle).

En outre, elle affectionne particulièrement le format « Battle de Compliments » qu’elle utilise régulièrement auprès des jeunes ; c’est en effet un bon moyen pédagogique pour transmettre des valeurs qui lui sont chères, notamment celle de la fraternité.

Qu’est-ce que le slam ?

Qu’est-ce que le slam ?

…Whaouu, la question qui tue ;).

Elle arrive un peu tard peut-être, cette question, non ?

Bon en fait, c’était pour éviter de vous faire fuir dés le début :).

Alors, pour les plus curieux, et les plus téméraires, voici un petit « extrait » du Mémoire de Tatie Ô, pour tenter de vous éclairer sur ce sujet bien passionnant 😉 :

« Le slam est né à Chicago, en 1984, au « Get Me High Lounge » puis dans un bar de jazz appelé le « Green Mill Club » (ancienne retraite d’Al Capone). Marc SMITH, alors simple entrepreneur en bâtiment, eut l’idée, afin de donner un nouveau souffle aux scènes ouvertes de poésie, d’organiser une compétition tous les dimanches soirs et d’y faire participer le public. En effet, les traditionnelles déclamations de poésie lui paraissaient très ennuyeuses, académiques et élitistes ; les poètes venaient surtout pour s’écouter et n’écoutaient pas les autres.

Un des buts de cette « compétition » : créer une certaine émulation. Le public, pouvant à la fois être acteur et spectateur mais aussi « jury populaire ». Ainsi, le jury désigné au hasard par l’organisateur de la scène slam a pour mission de noter la prestation des poètes. Marc SMITH a établi un cadre et des règles à ce nouveau concept : les prestations doivent être déclamées a cappella, sans accessoire, sans costume et ne pas durer plus de 3 minutes. Lors des Tournois de slam, le fait de dépasser les 3 minutes entraîne effectivement une pénalité.

Marc SMITH a de ce fait inventé le « slamming » : « la poésie contre les conventions ». Ce nouveau mouvement fut baptisé ironiquement « le slam-poésie des beaux quartiers » (« The Uptown Poetry Slam« ).

Le patron du bar accueillit l’idée de Marc SMITH à bras ouverts et le premier «Uptown Poetry Slam» naquit en juillet 1984. Pour la première scène slam, Jean HOWARD et Anna BROWN ont endossé des tenus de combats et portaient des armes. C’est ce que nous apprenons grâce au « petit guide méthodologique pour l’animation des ateliers slam« , conçu par le « collectif 129 H », les pionniers des ateliers slam en France.

En outre, toujours dans le même ouvragé cité précédemment, le 129 H nous donne également des éléments sur l’ambiance qui régnait : digne d’un « match de boxe carnavalesque » disent-ils : « l’ambiance est celle d’un match de boxe carnavalesque : on vend des hot dogs pendant les tournois, à l’extérieur, un bonimenteur harangue la foule. Le but est de combiner la poésie et le spectacle, le travail théorique et la théâtralisation« .

Ainsi, l’idée de Marc SMITH suscita un engouement populaire et se propagea d’abord à New York, puis dans le monde entier.

Selon les contextes sociopolitiques des pays, le slam a pris davantage d’ampleur dans les pays où le climat politique était « agressif » ; c’est notamment le cas de Boston : « Le climat politique agressif de Boston en 1992 favorisa l’essor et le succès du slam en Nouvelle-Angleterre« .

Phénomène mondial, le slam existe effectivement sur tous les Continents.

Camille VORGER, est la première chercheuse française qui a réalisé une thèse sur le slam intitulée :« Poétique du Slam : de la scène à l’école : néologie, néostyles et créativité lexciale« , soutenue publiquement le 23 novembre 2011. Elle a également écrit un livre : « Slam, des origines aux horizons« . Ainsi, elle peut notamment nous apporter des réponses sur les motivations de Marc SMITH, dans l’impulsion du mouvement « slam » grâce notamment à une interview du créateur du slam : « La forme que Marc SMITH a créé, résultait du mariage entre l’art de la performance et l’écriture poétique. Le but était qu’il y ait une interaction entre le poète et le public ».

Pour réaliser sa thèse, elle s’est notamment inspirée des travaux de Somers-Willett Susan B. A. ; chercheuse américaine qui a réalisé une thèse en 2005 consistant à appréhender le slam comme un lieu d’expression identitaire, notamment d’une identité marginalisée : « Slam Poetry and the Cultural Politics of Performing Identity » : (« Slam de poésie et la politique culturelle de la représentation de l’identité« ).

Et, en allant directement à la source : sur le site internet du papi du slam, Marc SMITH, nous pouvons avoir des éléments sur les objectifs du slam, selon son créateur : « Slam is not about making stars. It’s about everybody all together in a room with their hair down and feet up. From its beginning, slam has been an art form and entertainment open to all people form all walks of life, a multi-colored, multi-cultural gathering of people who love to hear and perform poetry. That’s right, any and all are welcome to slam. »

Traduction : « Le Slam n’a pas vocation de fabriquer des « stars ». Il s’agit de tout le monde tous ensemble dans une chambre avec leurs cheveux vers le bas et pieds vers le haut. Dès le début, le slam a été une forme d’art et de divertissement ouvert à tous les gens originaires de tous horizons, un rassemblement multicolore, multiculturel de gens qui aiment à entendre et à faire de la poésie. C’est vrai, toutes et tous sont les bienvenus au slam. »

Wendell BERY, poète, écrivain, romancier américain, a donné son avis sur l’éventuelle « starisation des slameurs » et va dans le même sens que Marc SMITH, le créateur du slam :

« L’idée du slam n’est pas de créer des stars, ni même de glorifier le poète, mais de servir la communauté ». Nous entendons là un élément important : le poète doit servir la communauté.

Le slam, et le poète en particulier, qui s’inscrivent dans la vielle tradition des arts oratoires, auraient également un rôle « politique », à l’instar de l’une des fonctions des troubadours de l’époque médiévale ; Manuel BOUCHER dans son livre « Rap, expression des lascars – significations et enjeux du rap dans la société française »,  écrit dans le cadre d’une recherche-action, évoque en effet la fonction politique des troubadours : « L’histoire de la musique revendicative en France est très ancienne. En effet, depuis très longtemps, en Europe, à l’époque médiévale notamment, la chanson apparaît comme le moyen le plus efficace pour faire passer des messages. Les troubadours construisent ainsi au XIIème et au XIIIème siècles, des chansons politiques. Le prosélytisme passe et se transporte par la chanson. Ainsi, le troubadour peut apparaître comme un agent de liaison entre la musique et la sociabilité. Il fait de la poésie politique, poésie qui s’inscrit dans le trio que forment le troubadour, le mécène et le public ».

En France, c’est dans un quartier d’un certain genre de « troubadours » : le quartier de Pigalle que le slam a fait son apparition à la fin des années 90, avec un « âge d’or » dans le début des années 2000.

Et, la sortie du film Slam en 1998, dans les salles françaises a été un élément médiatique qui a fait connaître le mouvement Slam en France.

Les premiers slameurs français sont parisiens ; il s’agit notamment de Pilote Le Hot (déjà cité dans ce mémoire et qui sera encore souvent cité), Nada, Mc Clean, toxicomanes à l’époque, orientés par leurs psychologues vers les scènes slam, dans une optique thérapeutique.

C’est ce qu’a confié Grand Corps Malade à la journaliste Sylvia ZAPPI, lors d’une interview : « … La légende veut que le slam soit né aux « Narcotiques Anonymes », dans un atelier d’anciens toxicos qui ont commencé à dire leurs textes à haute voix ».

Considéré comme un mouvement de poésie orale contemporain, le slam n’est que la continuité d’une tradition de transmission orale qui a toujours existé à travers les siècles et les Continents ».


Les ateliers de Tatie Ô

Un cadre convivial et bienveillant…

Après avoir installé une dynamique de confiance et de respect, Tatie Ô amène les participants, par le biais de jeux d’expression écrite et orale, à se découvrir et à découvrir « l’autre ». Bonne humeur, humour et émotions sont très souvent au rendez-vous !

…dont tout le monde peut profiter

Jeunes et moins jeunes, scolarisés ou pas, Tatie Ô s’adresse à des publics très variés.

Forte de son expérience en tant qu’enseignante et travailleuse sociale, elle est habituée à s’adapter à différents groupes d’individus.

Et, petite particularité, plutôt « inattendue » mais qui prouve que le slam a sa place « partout », elle intervient auprès de jeunes, en Service Militaire Volontaire, à la Caserne Militaire Beauregard.

Des lieux et des dates à venir

Pas de date pour l'instant

Mes prochains ateliers pour bientôt !

Tatie ô

Les ateliers sont organisés en milieu scolaire (écoles primaires, collèges, lycées), en milieu socio-culturel (musées, centres sociaux, centres de loisirs,etc.), en milieu carcéral, et en milieu médico-social (IME, EHPAD, etc.).

Réalisations et presse

Quand les médias s'intéressent au slam

Street Culture / Noa / France 3

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« La vie est une histoire d’oiseaux »

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« Casablanca »

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Le Slam Rochelem, filmé par Chaman Jo

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L'Endroit

Agora, Occupons La Coursive, filmée par Jean-Louis Dubois Chabert (dès 3min40)

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« Slamisation », à la Cave de Laleu, janvier 2016

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La Rochelle

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